L’odeur du foin fraîchement rentré dans la grange, le crépitement des flammes pendant les longues veillées d’hiver à frissonner en écoutant les exploits du Garou maléfique… Le Lot est une terre de mémoire dans ma famille, sans laquelle nous n’aurions jamais eu le courage de tout recommencer loin d’elle, de ses vallées encaissées, du Célé cristallin.

Place des Ursules

Saint-Etienne, de suie et de soie

Lorsque qu’Antoine voit le jour 3 septembre 1873, Saint Etienne n’est plus depuis longtemps une ville moyenâgeuse. Cette petite cité, réputée depuis fort longtemps pour ses forges et ses rubans, est entrée de plein fouet dans la révolution industrielle. Les mines, dont on voit les hauts fourneaux au loin, la métallurgie, ont tracé des veines profondes dans le tissu de la ville. Elle draine chaque année des milliers de travailleurs, qui viennent chercher le travail dans ses nombreuses usines et mines de houille.

L’acte de naissance d’Antoine

Arrivée de la famille Delmarty

François, son père, fait partie de ces travailleurs. Il a quitté ses montagnes du Lot pour venir tenter sa chance avec une partie de sa famille, sa mère et ses deux soeurs. La première trace de présence de la famille Delmarty se trouve dans le certificat de mariage d’une de ses soeurs, Jeanne, en 1868, Un an plus tard, François se marie avec Jeanne Cornet, fille de charron et stéphanoise. François travaille aux forges,

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